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LE RCLENS: UN CLUB EN OR
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LA MARSEILLAISE "LENSOISE"

L'HISTOIRE DU RCLENS
1906-1923 : Les premiers balbutiements
A l'heure où le Racing Club de Lens est fondé en 1906, année noire pour les
mineurs du Nord qui perdent les leurs dans un terrible accident à Courrières (1
100 morts), le football n'est pas encore roi dans la région. Le cyclisme et la
boxe, plus populaires, lui font de l'ombre.
Ce n'est qu'après la Grande Guerre que le ballon rond devient un véritable
exutoire pour les mineurs. Ces hommes venus de Pologne afin de pallier le manque
de main d'oeuvre aux fonds des puits.
Sous leur impulsion, de nombreux clubs voient le jour dans la région.
1924 -1939 : Nés Sang et Or
L'histoire en Sang et Or commence en 1924. Les joueurs lensois quittent leur
maillot noir pour arborer les couleurs qui fleurissent aujourd'hui les tribunes
de Bollaert. Des couleurs choisies par le président Moglia pour rappeler que la
région a été sous occupation espagnole.
En entrant dans le professionnalisme, le club passe alors sous la direction des
Houillères. Ce sont d'ailleurs 180 ouvriers, au chômage après la fermeture de la
Fosse n°5, qui vont ériger le stade Felix Bollaert entre 1931 et 1932. Un stade
que le club utilisera dès 1934.
Cette période est celle de la montée en deuxième division (1934-35) et deux ans
plus tard de la montée parmi l'élite. (1937)
1940-1955 : Le temps des footballeurs ouvriers
En se développant, le RC lens offre alors aux jeunes de la région une autre
perspective d'avenir que le travail aux mines grâce à un réseau couvrant toute
la région, de Douai à Valenciennes en passant par Carvin. Quelques noms qui ont
fait l'histoire du club se trouvent alors salariés des mines tout en jouant au
ballon sur le carré vert de Bollaert.
Parmi eux Marresch, Gouillard, Mellul et plus tard Sowinski. On comprend mieux
la ferveur des supporters, qui pouvaient cotoyer tous les jours, au travail, les
joueurs Sang et Or qu'ils soutenaient le dimanche depuis les tribunes.
En 1948, les efforts sont récompensés, malgré une défaite (3-2), avec la
première finale de Coupe de France de Lens, à Colombes face au voisin lillois,
alors que le club est de retour en D2.
La remontée a lieu dès l'année suivante.
1956-1968 : La galère
De 1956 à 1968, le Racing a du mal à survivre. La rélégation intervient même en
1968, mais en 1962, déjà, avec la fermeture des mines, l'avenir du club
paraissait bien sombre. Dès l'année suivante, les dirigeants des Houillères
décident de lacher le club et de stopper le football professionnel à Bollaert.
Lens redevient amateur un an après sa descente en D2. Henry Trannin, directeur
sportif du club, et Arnold Sowinski restent fidèles en attendant des jours
meilleurs et jouent les hommes à tout faire.
1969-1990 : La mairie parie sur le Racing
Alors que les Houillères se désintèressent du RC Lens, le maire de Lens, André
Delelis, est malgré tout désireux de voir ce club continuer à faire vibrer le
public de Bollaert. Accompagné du futur président lensois Jean Bondoux, Delelis
rassemble derrière le club. Bénévoles et souscriptions sont les bienvenus. Le
Racing sort la tête de l'eau et la mairie récupère le stade Bollaert dans le
cadre du transfert du patrimoine minier sous le gouvernement Chaban-Delmas pour
un franc symbolique.
La remontée parmi l'élite intervient en 1973, deux ans avant la deuxième finale
de Coupe de France des Lensois face à Saint-Etienne. Suivent des parcours en
Coupe des Coupes (1975-76) et en Coupe UEFA (1977-78) et ce fameux match face à
la Lazio en novembre 1977 où les Lensois s'imposent 6-0. Malheureusement, la
même année, Lens repart en D2. Le retour parmi l'élite se fait en 1979 avec
Roger Lemerre aux commandes de l'équipe. Dans les années 80, Gérard Houiller et
Joachim Marx lui succèderont. A la fin de cette décennie, les grands noms
s'exilent (Huard, Sénac, Catalano...) les finances font défaut. Arrive alors
Gervais Martel à la tête du Racing.
1991-2000 : L'ère du foot-business.
Le club s'ouvre aux investisseurs, les finances vont mieux, le public se
mobilise, même si les résultats sportifs ne sont pas encore transcendants
jusqu'au titre de champion de France en 1998. L'année suivante, la Coupe de la
Ligue revient au Racing.
Le public "fier d'être Lensois" est alors récompensé de son soutien
inconditionnel à un club pour lequel il vibre depuis bientôt un siècle.
Lors de la saison dernière, enfin, ce n'est pas en championnat, mais en Coupe de
l'UEFA que le Racing va briller en atteignant les demi-finales de la compétition
face à Arsenal